L'amphi pendant la remise de prix
Ludovic Godard
Auteur 
Nourhane Bouznif

Des nouvelles pour un monde meilleur

L’UFR SLHS a accueilli la remise des prix du concours d’écriture d’Amnesty International. Un défi littéraire qui a inspiré de nombreux jeunes Francs-Comtois du secondaire et du supérieur.

Près de 300 collégiens, lycéens et étudiants francs-comtois se sont déplacés à l’UFR SLHS le 6 février pour la remise des prix du premier concours de nouvelles d’Amnesty International. L’ONG a lancé ce concours dans 25 établissements scolaires du secondaire et du supérieur, à l’occasion de la 10e édition de son festival littéraire Plumes rebelles. Au total, ce sont plus de 800 jeunes qui ont participé, individuellement ou en groupe, en proposant des récits inspirés des thèmes des tables rondes du festival : les enfances en danger, la situation des Roms, pouvoir et impunité, et ressources naturelles et droits humains. Une cinquantaine de lecteurs (membres ou sympathisants d’Amnesty International) ont effectué une première sélection parmi les 175 textes reçus, puis le jury du concours a choisi deux nouvelles en catégorie postbac, cinq en lycée et trois en collège.

La remise des prix s’est déroulée dans l’amphithéâtre Donzelot. Après quelques mots d’André Mariage, doyen de l’UFR SLHS, le jury a dévoilé les noms des gagnants. Plusieurs d’entre eux ont eu le plaisir d’entendre leur histoire lue par quatre comédiens de la compagnie bisontine Coloquinte. Directeur de collections dans l’édition jeunesse et membre du jury, Philippe Godard a souligné le sentiment de désespoir présent dans bon nombre des textes reçus : « Les nouvelles qui ont remporté des prix partent de situations complexes. Mais leurs auteurs sont parvenus à faire naître de l’espoir et ont terminé sur des notes positives. »

Une étudiante de l’UFC primée

Margaux Meyer, étudiante en licence de géologie à l’université de Franche-Comté, fait partie des deux lauréates en postbac. Sa nouvelle, La Veilleuse, se déroule en 2084. Elle y raconte l’histoire de Julia, une femme qui vient d’accoucher et qui apprend que les autorités ont décidé que son enfant devrait grandir sans avoir droit au confort moderne : « J’ai imaginé que dans un futur proche, les ressources seront réparties en fonction des revenus des gens et qu’il faudra payer pour accéder à ces ressources. » La nouvelle de Margaux Meyer, comme celles des autres gagnants, sera éditée, avec le logo et une préface d’Amnesty International. Une chance pour cette étudiante qui rêvait d’être publiée : « J’écris depuis que je suis petite. J’ai tout de suite été inspirée par les thèmes quand j’ai vu l’affiche pour le concours. Le partage des ressources naturelles est un sujet qui me parle ; j’ai été sensibilisée à ces questions par mes cours. »

Forte du succès de cette première édition du concours, l’ONG envisage de renouveler l’expérience l’an prochain. « Les nouvelles étaient de bonne qualité, il a été difficile de les départager, note Philippe Laplace, enseignant en anglais à l’UFR SLHS et membre d’Amnesty International Besançon. C’est important de montrer qu’il faut défendre les droits humains partout, pas seulement dans des pays lointains. »

Photos des gagnants et de la présidente d'Amnesty International
Quatre comédiens ont lu des nouvelles des gagnants