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Enquête sur l'homophobie dans le sport

Jeudi 11 octobre, une journée autour de l’homophobie et du sport a été organisée par l’UPFR des Sports et Radio Campus Besançon. Dans le cadre de cette journée, les étudiants de licence professionnelle Intervention sociale méditation par le sport (ISMS) ont réalisé une enquête sur le regard que portent les étudiants de Besançon sur l’homophobie dans le sport. Explications et analyse des résultats du sondage avec Benjamin Coignet, responsable de cette formation.

photo sport et homophbie
Cécile Pollart

L’enquête menée par les étudiants de la licence ISMS a été l’occasion pour eux d’aller sur le terrain et d’analyser les représentations de l’homophobie dans le sport. Au total, 506 étudiants ont répondu au sondage. La première conclusion que tire Benjamin Coignet de cette enquête, c’est la tendance de nombreux étudiants à relativiser le phénomène d’homophobie dans le sport. « Lorsqu’il y a de l’homophobie, beaucoup la considère comme n’en étant pas vraiment, souligne-t-il. Elle participerait même à créer des liens. » Ainsi, près de 42% des étudiants interrogés estiment que la phrase « le rugby ce n’est pas un sport de tapette » doit être prise avec humour, et que cela fait partie du sport, contre 41% qui la trouve insultante pour les homosexuels.

Autre point souligné par l’enquête : une majorité des sondés idéalise le sport et prône des valeurs d'universalisme et de respect de l'autre. Par exemple, 61% d’entre eux pensent que le sport est un outil efficace pour lutter contre l’homophobie générale de la société. En parallèle, 62% des étudiants interrogés trouvent anormale l’existence de clubs sportifs construits autour de l’orientation sexuelle des pratiquants. Selon Benjamin Coignet, le sport est perçu par ces étudiants comme devant rassembler ses pratiquants, sans qu'il y ai de différenciations entre eux.  Chaque personne doit ainsi être assimilée au sein d’un groupe homogène, qui efface les différences.

Démythifier le sport

Pour Benjamin Coignet, il était important de mettre en place cette enquête afin de faire réfléchir ses étudiants sur le lien entre discrimination et sport pour des étudiants qui ne sont pas issus d'une formation de l'UPFR des Sports.

Ce sondage s’est inscrit dans le cadre d'une journée « Sport et Homophobie ». Au programme, tournoi de beach volley et de disc-golf1, puis projection du documentaire « Footballeur et homo, l'un n'empêche pas l'autre », suivie d’une discussion entre le public et les réalisateurs, Yoann Lemaire et Michel Royer. Selon le responsable de la licence ISMS, ce type d’événement et de travail de terrain est réellement bénéfique pour sa formation. « Cela permet d’apporter aux étudiants une réflexion qu’on ne pouvait pas avoir en cours, mais également de déconstruire un peu le mythe du sport… »

La licence professionnelle ISMS forme de futurs médiateurs sociaux. « En une année de formation, les étudiants apprennent à utiliser le sport pour intervenir dans des structures spécifiques, qui accueillent des personnes qui sont exclues du droit commun, dont le parcours est brisé socialement », explique Benjamin Coignet. Ils interviendront par exemple dans des structures de protection de la petite enfance, d’accueil des demandeurs d’asile, des associations de femmes victimes de violences, des MJC (Maison de la jeunesse et de la culture), des centres de réinsertion sociale ou encore des maisons d’arrêt.

 Vous pouvez écouter l'intégralité de la conférence, enregistrée par Radio Capums Besançon, en cliquant sur le lien suivant : Sport & Homophobie Conférence du 11 octobre 2018

 

1 Le disc-golf est un sport basé sur les règles du golf, mais se joue avec un disque proche du frisbee (mais plus petit et plus lourd)

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