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Auteur 
Juliette Fumey

Des étudiants thaïlandais en thèse en co-tutelle à l’université de Franche-Comté

Trois étudiants thaïlandais réalisent actuellement leur thèse en co-tutelle au sein de l’unité de recherche PEPITE et de l'UMR 1098 RIGHT de l’UFR santé. Ils travaillent sur des sujets qui allient médecine traditionnelle thaïlandaise et pharmacie. Ces co-tutelles de thèse sont une étape de plus dans la coopération entre l’université de Franche-Comté, l’université de Naresuan  et UBFC - Université Bourgogne-Franche-Comté (qui porte le diplôme de doctorat).

Inès CHALMET
Des étudiants thaïlandais en thèse à l’université de Franche-Comté

Derrière leur microscope, les trois étudiants thaïlandais sont studieux. Arrivés à Besançon en septembre dernier, Arm, Bang et Saïmaï, réalisent leur doctorat qui sera reconnu, à la fois en France et en Thaïlande. Ils bénéficient du dispositif de co-tutelle de thèse grâce à l’accord qui unit les établissements d’enseignement supérieur.

En général, ce sont les étudiants thaïlandais qui viennent en France, pour travailler sur les plantes de médecine traditionnelle de leur pays. « Ils ont énormément de plantes à valoriser dans leur pharmacopée. Ils nous permettent de découvrir de nouvelles plantes d’intérêt thérapeutique et nous apportons notre expertise scientifique » explique Céline Demougeot, professeur de pharmacologie et directrice de l’unité de Recherche PEPITE.

Les trois étudiants sont arrivés en même temps à Besançon après de nombreux échanges et visites entre leurs professeurs. « Il y a eu beaucoup de mobilités en amont, explique Céline Demougeot. Il faut vraiment connaitre les gens, avoir confiance et bien discuter des choses avant de se lancer dans une co-tutelle ».

La professeure encadre cette année une jeune étudiante thaïlandaise dans son unité de recherche PEPITE. Samaï consacre sa thèse à de nouveaux composés chimiques dont les propriétés permettraient de traiter l’hypertension artérielle ou l’hypertension artérielle pulmonaire. Dans le même laboratoire, Bang travaille sur le nénuphar dont il essaie de déterminer la composition chimique et les propriétés cardiovasculaires.

Le troisième étudiant, Arm, réalise sa thèse au sein de UMR 1098 RIGHT. Encadré du côté français par Céline Viennet, ingénieure rattachée à l’UMR 1098RIGHT, il développe un pansement qui allie fibroïne de soie et aloe vera pour les plaies difficiles à traiter comme celles associées au diabète. Il a développé le pansement en Thaïlande et souhaite démontrer son effet thérapeutique à Besançon.

Une collaboration de plus en plus forte depuis 2003

Ces trois thèses internationales ont été rendues possibles grâce à l’accord de coopération qui allie l’université de Franche-Comté et son homologue thaïlandaise. L’université de Franche-Comté a tissé depuis 2003 un lien fort avec l’université de Naresuan. D'abord construite autour de la recherche, cette coopération s'est étendue en 2018 au champ de la pédagogie grâce à l’obtention d’un financement Erasmus+.  « Ce programme a financé des mobilités de chercheurs et d’étudiants, et le vice-président de la graduate school de l’université thaïlandaise est venu. Ceci a permis de faire émerger l’ambition de développer les double-diplômes pour les doctorants » retrace Céline Demougeot.

Une chance pour les étudiants

Avec ce dispositif de co-tutelle, Arm, Bang et Samaï sont encadrés à la fois par un enseignant-chercheur de l’université de Franche-Comté et par un enseignant-chercheur de l’université Naresuan. Krongkarn Chootip, encadrante thaïlandaise, est aussi ravie de ces co-tutelles : « Ce dispositif améliore la qualité de la thèse effectuée par les étudiants et leur donne confiance en eux. Ils réfléchissent autrement après une année ici. Pour la recherche aussi c’est très important, cela renforce nos thématiques et la collaboration nous ouvre de nouvelles perspectives de recherche ».

À la fin de leur thèse, les étudiants seront doublement diplômés ce qui leur apporte un avantage considérable. « Ce double diplôme est très utile pour notre carrière future, c’est un vrai atout pour postuler dans des entreprises ou des universités » assure Arm.

C'est une ouverture d'esprit pour toute l'unité de recherche

Mais c’est aussi un grand plus pour les unités de recherche de l’université de Franche-Comté. « C’est une très belle expérience, ça apporte une nouvelle culture ici, se réjouit Céline Viennet. En plus ce sont des étudiants très sérieux et consciencieux ». « C’est motivant, c’est une ouverture d’esprit pour toute l’unité de recherche » ajoute Céline Demougeot.

Ces co-tutelles représentent également un avantage matériel. En effet, les étudiants thaïlandais sont financés quand ils arrivent en France. Généralement, ils reçoivent un financement national du Royal Golden Jubilee (RGJ) Ph. D. Program. Une preuve de plus de leur niveau d’excellence. « Ce sont des étudiants triés sur le volet, de très bons étudiants, explique Céline Demougeot. Il faut des étudiants forts, autonomes avec un certain degré de maturité. Ils sont un an loin de leur famille et amis, en France dans une culture totalement différente. Il faut aussi qu’ils aient un niveau d’anglais correct ».

Trois nouveaux étudiants en thèse à la rentrée 2022

Ces co-tutelles sont un véritable succès et affirment la volonté de l’université de collaborer avec l’université de Naresuan.  « Auparavant nous mettions en place des projets de plus petite envergure, avec des accueils ponctuels d’étudiants, sur 6 mois ou 1 an. Désormais, nous accueillons 3 étudiants ici à l’UFR santé, en co-tutelle, pour des projets de 3 ans » souligne Céline Demougeot. Et ces collaborations vont se poursuivre. « À l’université de Naresuan, de plus en plus d’élèves demandent à faire un double diplôme avec l’université de Franche-Comté, et dans de plus en plus de domaines différents » affirme l’encadrante thaïlandaise. Et pour preuve, à la rentrée 2022, trois nouveaux étudiants poseront leurs valises à Besançon pour des thèses également centrées sur l’études des plantes médicinales.