2 équipes de l'IUT de Belfort-Montbéliard récompensées au hackathon FIMU
IUT Belfort-Montbéliard

En attendant le FIMU 2018, ils ont rejoué la partition de 2017

Dans une ambiance studieuse et créative, 80 étudiants du Nord Franche-Comté ont participé au HackathonFIMU pendant plus de trente heures d’affilée. Leur objectif : proposer des projets innovants et un regard neuf sur le big data du Festival international de musique universitaire.

Chaque année depuis 1987, en mai, le Festival international de musique universitaire (FIMU) accueille à Belfort plus de 100 000 visiteurs pendant 5 jours, pour 200 concerts gratuits donnés par 1 600 musiciens venus du monde entier : un enjeu économique et culturel colossal pour le Nord Franche-Comté. Orange, grand mécène du FIMU, a organisé en novembre un hackathon sur les données1 du festival, en partenariat avec les collectivités locales, la SEM Numerica, le milieu universitaire de Belfort-Montbéliard (UBFC, UTBM, UFR STGI, IUT de Belfort-Montbéliard, ESTA) et Access Code School.

À l'origine, un hackathon a pour but de détourner un objet de sa fonctionnalité première. Aujourd’hui, c'est une forme de challenge très tendance, qui repose sur la créativité et la pluridisciplinarité, l’esprit d’équipe et l’intelligence collective, et dont les réalisations des équipes sont ensuite soumises à un jury. Le hackathon « Rejouez la partition du FIMU » consistait en une analyse comparative des données recensées par Flux Vision2, dispositif d’Orange, auprès de ses abonnés avant, pendant et après le FIMU 2016 et le FIMU 2017, puis de les présenter de manière dynamique et innovante. Ce challenge-marathon permettait donc de bénéficier d’un outil de mesure des publics. « La connaissance de la mobilité des populations représente un enjeu économique et sociétal important, explique Olivier Bisiaux, responsable de la communication externe d’Orange. Cette connaissance est la donnée de base de nombreux secteurs d’activité : l’industrie touristique, l’aménagement du territoire, le déploiement d’infrastructures de transport, le géomarketing, la logistique. Les méthodes de mesure traditionnelles sont essentiellement basées sur des enquêtes et sur des dispositifs de comptage physiques coûteux. Les laboratoires Orange, à Belfort, ont développé une technologie de big data permettant de mesurer en temps réel et de façon anonyme la présence et les déplacements des populations. »

L’intelligence collective au service du big data

« Porter un nouveau regard sur les datas du Festival international de musique universitaire (FIMU), avec des méthodes agiles, du travail collectif et un esprit d’innovation » : voilà l'intitulé de l'exercice à réaliser en 32 heures… en dormant et en mangeant sur place ! Plus de 80 étudiants et salariés ont relevé le défi, entre stress et adrénaline, soutenus par des coachs techniques les conseillant au niveau de la programmation, du pitch… Les projets proposés par les marathoniens de l’informatique, du marketing et du design ont été évalués selon quatre critères : l’originalité de l’approche technique (outils, langages), la qualité de la réalisation technique (performances, intégration, automatisation), l’originalité de la proposition de produits ou de services (besoins, solutions, publics) et l’originalité de la représentation (imagerie, rendu, storytelling).

Lors de la remise des prix, chaque équipe avait pour consigne de « pitcher » son projet pendant trois minutes. Huit récompenses ont été décernées. Le 1er prix a été remis à une équipe composée d’étudiants de l’UTBM et de l’ESTA. Le prix de la meilleure proposition de services innovants a été remporté par une équipe composée de quatre étudiants en DUT Informatique – Corentin, Aurélien, Alexis, Valérian – et d’un salarié d’association, Boussad. Cinq autres étudiants de l’IUT, en 1re année de DUT Informatique, ont remporté le 2e prix coup de cœur, le 1er prix coup de cœur ayant été décerné à une équipe d’Access Code School. Une équipe en master Informatique mobile et réparti (IMR) à l’UFR STGI faisait également partie des lauréats.

Éric Koeberlé, vice-président du conseil départemental du Territoire de Belfort et membre du jury, a évoqué « l’ambiance studieuse du hackathon jusqu’à la dernière minute : 32 heures de réflexion et de développement d’intelligence », et s’est dit « bluffé par certaines réalisations, tant par la prise en compte des données que par celle des problématiques des organisateurs du FIMU ». Cyprien Mateos, directeur régional d’Orange, a quant à lui souligné combien il avait été « impressionné par l’implication des équipes participantes, les plus novices ayant osé braver les difficultés et relever le défi pour rendre des projets intéressants en seulement 32 heures, les plus expérimentées ayant proposé des réalisations impressionnantes ».

Alexis Schmitt, étudiant en DUT Informatique, a vécu une aventure très formatrice : « L'ambiance était studieuse mais on a eu de bonnes surprises pendant la journée et la nuit, comme des lectures à voix haute ! Ça détendait un peu l’ambiance pendant qu’on codait. On a eu des hauts et des bas au niveau du moral, parfois on avait l’impression qu’on n’y arriverait jamais et une demi-heure après, ça s’arrangeait ! Une bonne expérience à vivre et beaucoup d’émotions ! »

  1. Les données sont anonymes.
  2. Flux Vision est une technologie de big data développée par Orange Lab, laboratoire de recherches situé à Belfort permettant de mesurer en temps réel et de façon anonyme la présence et les déplacements des populations. Cette technologie est aujourd’hui portée, enrichie et commercialisée par les équipes d’Orange Applications for Business.

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