Une délégation de l'Université de Franche-Comté en Asie du Sud-Est
Université de Franche-Comté
Auteur 
Alizée MOSCONI

De Taïwan jusqu’en Sulawesi du Sud, l’Université de Franche-Comté renforce ses liens en Asie

En octobre dernier, une délégation de l’Université de Franche-Comté s’est envolée pour le Sud-Est asiatique. Pendant douze jours, elle a renforcé les liens et partenariats universitaires, de Taïwan jusqu’au cœur de l’Indonésie, en passant par la Thaïlande.

« Voilà un an que nous multiplions nos partenariats en Asie du Sud-Est, nous y ravivons nos anciennes conventions et redonnons vie à des mobilités en berne », se réjouit Antoine Guillemet, directeur des relations internationales et de la francophonie (DRIF) de l’Université de Franche-Comté. En octobre dernier, il faisait partie de la délégation universitaire franc-comtoise qui a parcouru cette région du globe pour renforcer ses liens et développer ses partenariats de Taïwan jusqu’à l’île indonésienne de Sulawesi. Pendant douze jours, l’équipe de l'Université de Franche-Comté* accompagnée de représentants de l’Université fédérale Bourgogne Franche-Comté et de l’Université de Bourgogne, a promu son offre de formations auprès d’établissements sud-asiatiques.

Douze jours, trois pays, deux salons et quatre campus universitaires visités

Les missions de la délégation ont débuté à Taipei, sur l’île de Taïwan, où s’est déroulée la 18ème édition du Salon européen de l’éducation (EEFT). À cette occasion, les universités de Franche-Comté et de Bourgogne, ainsi que l’Université fédérale Bourgogne Franche-Comté ont tenu un stand commun. « Cet événement nous a permis de nouer des contacts avec de nouveaux établissements et de recruter des étudiants pour la rentrée prochaine », précise le directeur de la DRIF. L’escale à Taïwan s’est conclue par la négociation d’un nouveau partenariat avec Taïwan Tech, à savoir l’Université nationale des sciences et de technologies de Taïwan (NTUST). Un rapprochement avec une université d’excellence qui boostera les mobilités des étudiants, professeurs et chercheurs franc-comtois ainsi que taïwanais d’un établissement à l’autre.

La délégation s’est ensuite envolée pour l’Indonésie et sa capitale, Jakarta. Première visite ? Celle de l’Université d’Indonésie, la plus importante du pays. Un premier contact prometteur qui devrait aboutir à la mise en place d’un partenariat. L’équipe de l’Université de Franche-Comté a ensuite assisté aux onzièmes Assises de la coopération franco-indonésienne, à Makassar, sur l’île de Sulawesi. « Seul un pourcent des étudiants indonésiens en mobilité à l’étranger se rendent en France », regrette le directeur de la DRIF, « il est donc dans l’intérêt de notre université de nouer des liens avec les établissements de ce pays d’avenir qui se développe tant sur le plan économique que scientifique ».

Les membres de l’Université de Franche-Comté se sont ensuite rendus en Thaïlande pour participer au Salon étudiant OCSC à Bangkok, les 2 et 3 novembre derniers. Des représentants de l’Institut Supérieur d'Ingénieurs de Franche-Comté (ISIFC) les y ont rejoint à cette occasion, afin de promouvoir les formations en ingénierie biomédicale de l'Université de Franche-Comté. Ce séjour en Asie du Sud-Est s’est terminé par la visite de deux campus de l’université thaïlandaise Thammasat, à Pattaya puis à Bangkok.

Plaire aux étudiants asiatiques

Si l’ouest de l’Europe reste la destination favorite des étudiants de l’Université de Franche-Comté, ces derniers optent de plus en plus pour des campus universitaires asiatiques lors de leur période de mobilité à l’étranger. Cette année, plusieurs franc-comtois sont partis étudier à Taïwan, au Vietnam, en Corée du Sud ou encore au Japon. Une mobilité à double sens, puisque l’Université de Franche-Comté devrait accueillir dès 2020 de nombreux thaïlandais sur les bancs de ses facultés. « Les étudiants asiatiques que nous avons rencontrés mettent en avant la douceur de vivre bisontine et la possibilité de pratiquer des activités de plein air qui rompent avec leurs habitudes citadines des mégapoles asiatiques », explique Antoine Guillemet, « le faible coût de la vie et des études en Franche-Comté, en comparaison avec les capitales européennes, est également un avantage ».

Au-delà des mobilités estudiantines, l’Université de Franche-Comté se lance dans de nouvelles thématiques de coopérations universitaires et scientifiques en Asie, notamment dans les domaines du sport et de l’olympisme avec l’université japonaise de Tsukuba et celui des sciences de l’ingénieur avec l’université de technologie de Dalian, en Chine.

« De tels partenariats donnent naissance à autant de mobilités entrantes que sortantes, et à de la recherche conjointe entre nos laboratoires, rappelle Antoine Guillemet, ces opportunités contribueront au rayonnement de notre université franc-comtoise sur ce continent important qu’est l’Asie du XXIe siècle ». 

 

* équipe constituée de membres du Centre de linguistique appliquée de Besançon (CLA) et de la Direction des relations internationales et de la Francophonie (DRIF)

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