Les bénévoles déchargent un camion
Rémi Meyer
Auteur 
Nourhane Bouznif

Dans les coulisses du lancement de l'Année de la lumière

La cérémonie d’ouverture de l’Année internationale de la lumière avait lieu en janvier au siège de l’Unesco à Paris. Rémi Meyer, en master de physique, et dix autres étudiants et doctorants de l’UFC ont eu l’opportunité de participer à la manifestation. Récit.

L’Unesco était en fête les 19 et 20 janvier pour le lancement de l’Année internationale de la lumière. Un millier de scientifiques, de responsables d’institutions, d’ONG et d’entreprises venus du monde entier se sont réunis pour célébrer cette initiative qui vise à mettre en avant le rôle majeur de la lumière et des technologies optiques dans la vie de tous les jours et pour l'avenir. Tout au long de l'année, quantité d'événements scientifiques, artistiques et culturels prendront forme dans de nombreux pays pour mettre la lumière à l’honneur.

Plusieurs chercheurs et doctorants de l'université de Franche-Comté ont participé à la cérémonie d'ouverture, dont Nicolas Chaillet, directeur de l’institut FEMTO-ST, Hervé Maillotte, directeur du département d’optique du laboratoire et John Dudley. Enseignant-chercheur à l'UFC et à l'institut FEMTO-ST, président de la Société européenne de physique, ce dernier est aussi celui qui a initié l’Année de la lumière. Quatre étudiants de master Photonique, micro-nanotechnologies et temps-fréquence (PICS) et sept doctorants de l’institut FEMTO-ST ont également eu l’opportunité de prendre part à l’événement. « C'était une chance unique, raconte Rémi Meyer, étudiant en master. Lors d’un cours d'anglais scientifique avec John Dudley, nous avons travaillé sur la traduction en français de la plaquette de l'Unesco. C'est ainsi que l'idée de participer a germé… »

Une œuvre d'art à installer

Les onze Francs-Comtois ont mis la main à la pâte pour aider les organisateurs à tout préparer avant l’arrivée du public. Ils se sont ainsi rendus à l'Unesco deux jours avant le lancement. « John Dudley nous a dit "j'espère que vous avez des bras car il va falloir porter !" », se souvient Rémi Meyer. En effet, sur place, on compte sur eux pour aider à installer une œuvre éphémère de l'artiste finlandais Kari Kola. Ce dernier a prévu de projeter une aurore boréale pour illuminer le bâtiment de l'Unesco pendant les deux jours de cérémonie. Le samedi matin, cinq semi-remorques transportant plus de 400 projecteurs et plusieurs kilomètres de câbles électriques attendent les bénévoles. « Nous avons travaillé de 8 h à 20 h pour tout installer », raconte l'étudiant en physique. Une journée épuisante mais enrichissante : « On n'a pas été considéré comme de la main d’œuvre mais comme des gens qui veulent apprendre. Il y a eu beaucoup d'échanges. » Le jeune homme a également eu pour mission de rapporter des clichés de l’événement : « Au début, j’ai juste pris quelques photos, puis petit à petit on m’a demandé d’en prendre pour l’université, FEMTO-ST, la Société européenne de physique… J’en ai même transmis à un journal scientifique coréen ! »

Le soir à l'hôtel, les étudiants et doctorants francs-comtois retrouvent les autres jeunes bénévoles arrivés de l’étranger. Après un dimanche plus calme, Rémi Meyer et ses camarades sont réquisitionnés le lundi pour accueillir et renseigner le public. Toute la journée, d'éminents chercheurs dont plusieurs Prix Nobel, des dirigeants d'organismes scientifiques et des PDG d'entreprises se succèdent sur la scène de l'amphithéâtre de l'Unesco. Le soir, le public est invité à découvrir l’aurore boréale projetée sur les façades du bâtiment. « C'était une occasion unique de pouvoir participer à une œuvre de cette dimension », s'enthousiasme Rémi Meyer. Le programme du lendemain est chargé, avec des conférences scientifiques, des performances artistiques, des expériences et des stands d'exposants. « On n’a pas vraiment appris de choses techniques pendant les conférences, résume Rémi Meyer, mais j’ai été intéressé par les sujets de philosophie des sciences, les questions d’éthique… L’ouverture d’esprit était le mot d’ordre. »

Le jour suivant, après le démontage de l’œuvre, retour à la maison… et au quotidien : « C’est une expérience globalement très positive pour nous tous. Pendant quatre jours, on était un peu dans un autre monde. C’est dur de revenir à la réalité… » L’étudiant aura de nouveau l’occasion d’être acteur de cette Année internationale de lumière dans les mois à venir puisqu’il a prévu de participer au projet « LUX ! »1, cette fois en tant que président de l’Orchestre universitaire.

  1. LUX ! est un projet piloté par l’université et l’institut FEMTO-ST dans le cadre de l’Année internationale de la lumière. Des manifestations à la croisée des sciences et des arts seront organisées en Franche-Comté pour tous les publics afin d'explorer la thématique de la lumière.

Contact

Installation des câbles et des projecteurs
Les caisses contenant le matériel alignées contre le bâtiment
L'aurore boréale projetée sur le bâtiment
L'aurore boréale projetée sur les parois du porche à l'entrée de l'Unesco
Une oeuvre d'art en forme de sphère illuminée dans les jardins de l'Unesco
Les bénévoles préparent les sacs de bienvenue pour le public
L'équipe de bénévoles se faisant prendre en photo
John Dudley
Yanne Chembo
amphithéâtre de l'Unesco
Une sphère qui s'illumine en fonction du son produit
Le Prix Nobel William D. Phillips en train de faire une expérience scientifique
Le violoniste Joshua Bell et la pianiste Marija Stroke
Le hall de l'Unesco rempli de visiteurs
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