Présentation du bitcoin et de la blockchain
Gérard Cécé - dpt R&T
Auteur 
Christelle Reina

Cryptomonnaies : le nouvel eldorado ?

Alors que le trading de cryptomonnaies (monnaies virtuelles) a le vent en poupe, le département Réseaux et télécoms de l’IUT de Belfort-Montbéliard a choisi d’en décoder les mystères et surtout les limites lors du dernier Sécu'RT.

Consacré à la sécurité informatique, l'évènement Sécu'RT s'est déroulé le 1er mars dans les locaux de l'IUT de Belfort-Montbéliard, sur le campus des Portes du Jura. Les interventions pédagogiques étaient assurées par les anciens diplômés et les partenaires du département, avec juste ce qu'il faut d'éléments techniques pour un public de non-spécialistes. À commencer par l’introduction réalisée par Hicham El Hadari, étudiante en 2e année de DUT R&T sur la blockchain, c'est-à-dire la technologie sur laquelle repose les cryptomonnaies comme le bitcoin. Ce registre de stockage et de transmission des informations fonctionne sans organe de contrôle et est conçu pour être inviolable, car réparti par blocs sur plusieurs serveurs à la fois. Cette technologie de cryptographie peut être utilisée pour de nombreuses autres applications liées à la sécurité des données (crypter des systèmes de conduite autonomes par exemple), mais également pour la gestion de plateformes d’échanges alternatives sans intermédiaire, afin notamment de permettre une meilleure répartition des richesses.

Des mineurs d’un nouveau genre

Construire la blockchain – le « minage » – est devenue une nouvelle activité professionnelle qui génère actuellement plus de 20 millions de dollars de revenus au niveau mondial. Ce pactole, que se partagent les « mineurs » qui travaillent le plus souvent en communauté, est appelé à grimper au même rythme que celle des cryptomonnaies : aujourd'hui, il faut en effet produire un bitcoin toutes les 10 minutes avec des algorithmes de plus en plus complexes. Malgré l’évolution des matériels informatiques, ce procédé reste encore très énergivore pour un rendement estimé en moyenne à cinq euros par jour et par mineur.

On peut également devenir mineur sans le vouloir, en se faisant pirater ses capacités de calculs, notamment via les réseaux sans fil. Votre ordinateur portable se bloque ou rame ? Il n’est pas forcément dépassé mais peut-être piraté grâce à des scripts de minage de cryptomonnaies installés à votre insu. Après une démonstration de piratage avec un mineur sans fil, Aymeric Vanetti, consultant sécurité chez NES, diplômé en DUT R&T en 2000, a présenté les différentes contre-mesures possibles pour se protéger lorsqu’on utilise un réseau wifi public. Des solutions simples et de bon sens pour la plupart, pour éviter ce que l’on nomme des « malwares ». « On assiste à une transition des ransomwares vers des malwares, motivée par l’explosion des cryptomonnaies », conclut Aymeric. De quoi aiguiser fortement l’appétit des cybercriminels…

Trader or not trader ?

L’appât du gain pourrait également vous pousser à vous lancer dans le trading de cryptomonnaies. Martin Hammerchmidt, actuellement étudiant à l’École42, a tenté l’expérience quelques temps : « Il n’est pas nécessaire d’être un expert pour investir, de nombreuses plateformes permettent de mettre en relation acheteurs et vendeurs. » Il suffit de se créer un « wallet », un portefeuille électronique composé d’un identifiant public et d’une clé privée afin de réaliser les échanges. Mais attention, si le cours des cryptomonnaies atteint parfois des records, ces monnaies restent très volatiles et quelques connaissances en analyses financières se révèlent nécessaires pour ne pas perdre la tête sur un marché qui peut être manipulé par les gros traders, à l’image du marché classique. Pour tenter de devenir riche, mieux vaut alors miser sur des investissements à long terme plutôt que sur du trading. Avec quelques moyens tout de même : le cours du bitcoin, la monnaie virtuelle la plus connue, oscille au moment de la rédaction de cet article entre 7 000 et 8 000 euros l'unité !

Les poches vides mais la tête pleine après toute cette série d'interventions, les participants du Sécu'RT ont pu se détendre en  tentant de résoudre un escape game organisé par les étudiants R&T en apprentissage, avant de se lancer dans les défis du « Capture the Flag », un challenge de sécurité informatique tous niveaux.

Contact

Département Réseaux et télécoms
dut-rt-montbeliard@univ-fcomte.fr

Des étudiants travaillent en petit groupe pendant le Sécu'RT
Un étudiant en plein travail devant son ordinateur portable
Une étudiant écrit sur un tableau blanc
Tags