Elena teste l'appli devant la Citadelle
Ludovic Godard - UFC
Auteur 
Nourhane Bouznif

Benvenuti alla Cittadella di Besançon

L’équipe de la Citadelle a confié la traduction en italien de sa nouvelle application à des étudiants en Erasmus à l'université de Franche-Comté.

De plus en plus de musées et sites patrimoniaux font le choix de remplacer leurs audioguides par des applications pour smartphone et tablette. C’est le cas de la Citadelle de Besançon qui a franchi le pas au mois d'avril. L’application MaCitadelle accompagne désormais les visiteurs pendant leur découverte des lieux et donne accès à de nombreux contenus : explications, vidéos, jeux… Quatre langues sont proposées : français, anglais, allemand, et italien. Pour cette dernière langue, la traduction a été réalisée par cinq étudiants en échange Erasmus à l'université.

Habituée à accueillir des étudiants en stage, Gaëlle Cavalli, la responsable du service action culturelle de la Citadelle, a naturellement pensé à contacter le département d'italien de l'UFR SLHS pour proposer une collaboration. Enthousiasmé par l’idée, Frédéric Spagnoli, enseignant-chercheur au département d'italien et responsable relai relations internationales à l’UFR SLHS, a parlé de ce projet de traduction aux étudiants Erasmus. C’est ainsi qu’Elena Vanzi, Roberta Fere, Martina Bianco, Mrudula Moorthikal et Maxime Perotti ont commencé à travailler sur ce projet au mois de février, après avoir rencontré l’équipe de la Citadelle et découvert l’application. Ils ont traduit l’ensemble des contenus : textes des parcours adulte et enfant, transitions, voix off, jeux… Un travail inédit pour ces étudiants. « Nous ne sommes pas vraiment amenées à faire de la traduction dans nos études à l'université en Italie », expliquent Roberta Fere, étudiante dans le secteur de la médiation, et Martina Bianco, étudiante en médiation linguistique et culturelle. L'exercice n'a cependant pas présenté de difficulté majeure pour le petit groupe. « On a parfois un peu débattu car ce n'est pas si facile de passer d'une langue à une autre. Quelques fois on a bien l'idée en tête mais ça n'est évident à traduire », indiquent les deux étudiantes dans un très bon français. « Les termes d’architecture et d’ingénierie militaire ont toutefois pu présenter des difficultés », note Frédéric Spagnoli.

Après avoir terminé la traduction, les étudiants se sont attelés au doublage des vidéos dans un studio d'enregistrement mis à leur disposition. Ils ont chacun lu une partie de la voix off, en veillant à gommer leur accent car l’équipe de la Citadelle souhaitait une prononciation standard. L’exigence portait également sur le rythme et l’intonation. « Comme je faisais le doublage du parcours enfant, raconte Roberta, j'ai dû faire attention à parler de manière beaucoup plus vivante afin de capter l'attention du jeune public. »

Du côté de la Citadelle comme des étudiants et de leur professeur, l'expérience aura été positive. Frédéric Spagnoli est fier du travail accompli par le groupe. Le projet a été bénéfique sur le plan pédagogique : « Le système universitaire italien privilégie les cours magistraux et prévoit peu de travaux dirigés », précise-t-il. Les étudiants ont aussi beaucoup appris sur la ville : « C'était intéressant de découvrir l'histoire de Vauban », commente Martina. « On est heureux d'avoir participé au projet d'un organisme classé au patrimoine mondial de l'Unesco, ajoute Roberta. Et on est content de laisser quelque chose de nous à Besançon ! »

Contact

UFR SLHS - Sciences du langage, de l'homme et de la société

Les étudiantes qui ont traduit l'application
Aperçus de l'application en italien

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